21 February 2016

Réflexion sur ma frustration

Ce matin, j'avais un plan. Ma journée était organisée, mes tâches du dimanche accomplies. J'étais prête. Oui, mais...mon plan est tombé à l'eau. La déception attaque alors ma bonne humeur déchirant ma joie, morceau par morceau. Décidée à ne pas me laisser abattre, je produis un plan B. Seulement, je n'y met pas du cœur et mon plan de secours devient une opération catastrophe. Retour à la case départ ? Non, me voilà au pays de la frustration, la déception, et l'ennui.
La question qui me fait poser ces lignes tardive est : pourquoi ? Ça n'est pas ma faute si un imprévu a détruit plan A. J'aurais pu, dû me dire, «ok , plan A tombe à l'eau, rien que je puisse faire. Par contre, je peux reprendre le contrôle de ma journée, en commençant par plan B ». Mais non. Mon humeur dépérit et avec ça l’effort mis dans plan numéro 2. Au lieu d'être salvateur, plan numéro 2 devient vexant. Le reste de la journée évolue lentement entre ennui, déception, et générale manque de motivation. Je cherche vaguement quoi faire de mon temps, rien de vient. Je me pose bêtement dans le canapé sans y trouver satisfaction. Il me faudra plusieurs heures pour retrouver l' humeur du matin.
Les divers sites de psychologie de base trouvée sur internet indiquent la même chose : J'aime le contrôle et quand je perds le contrôle, je tombe dans la frustration. Ok, jusque là, on est accord et ça a du sens. Même moi j'avais compris ça. Dire que je n'aime pas le contrôle reviendrait à dire que les français n'aiment pas les croissants. Cependant, je reconnais que je ne peux pas tout contrôler et surtout pas des événements hors de ma portée. Alors pourquoi ai-je tant de mal à accepter cette situation ? Pour être précise, mon raisonnement échoue à comprendre ma réaction dans l'espace temps entre plan A et B. Plan A échoue. Je suis frustrée, ok, c'est normal. Comme je ne contrôle pas cet événement, je ne peux que l'accepter. J'acquiesce et je passe à plan B. Et là, échec sourd et cinglant. Échec car je ne suis pas dans ce que je fais, mon attitude se reflète dans mon action, et je n'arrive pas où je voudrais être. Frustrée, j’abandonne. Pourquoi ne comprends-je pas que la faillite de plan A ne dépend pas de moi alors que le succès de plan B, si. Pourquoi laisser mon premier échec ruiner la réussite de mon deuxième essai. Je cherche des raisons a une attitude aussi irrationnelle mais je ne vois pas. Ma logique crie « passe à autre chose, ça tu le contrôle » mais mon esprit refuse de reprendre les rennes. A moins que je ne sache pas reprendre les rennes ? Je veux tourner le volant mais je suis assise à l’arrière, les bras trop courts.
Lors de mon voyage en Australie, je fus étonnée par la différence d'attitude générale entre Australiens et Français. Les premiers semble former une nation entière de gens capable de comprendre que les aléas de la vie ne sont que ça. Les seconds semblent programmés à courir vainement après ce qu'ils ont inévitablement perdus. Dans le mien, je suis au sommet des accrochés. Ceux qui pendouille désespérément au bout de leur frustration, incapable de voir le gouffre se creuser et attraper un autre branche. Le plus étrange dans l'histoire, c'est que dans mon boulot, je passe mon temps à sauter de branche en branche. Mon boulot consiste à surpasser les imprévus, ne pas se laisse abattre et avancer, avancer, avancer. Et je suis bonne à ce que je fais (j'ai d'autres traits psychologiques négatifs qui se réveillent au travail, mais ça sera une autre note).
J'imagine la scène dans mon cerveau: 17h30, l'ordre sonne : «les rebondisseurs, on coupe tout, les accrocheurs prennent le relais ».  Un switch off de ma logique de la journée. Soir et weekend, chaque imprévu me frustre et m'abat alors qu'au travail la frustration se transforme en énergie et devient mon arme de guerre. Peut-être simplement, à la fin de la journée, je n'ai plus l’énergie de me battre. Je laisse la vie poser son empreinte, tantôt bonne, tantôt mauvaise, sans broncher.

5 November 2015

Vincent

Depuis le confort de sa chambre d'adolescent, Vincent ne vois pas le danger. Vincent n'a peur de rien, croit-il. Vincent ne sait pas ce qui l'attend.
«Si on racontait ma vie, qu'est ce qu'on dirait de moi ? En quoi suis-je différent ? Je suis pas beau ni laid, de ce que j'ai vu dans les vestiaires, mon corps est plutôt normal. Mes notes sont moyennes ; ma vie est moyenne. Qu'est ce qui fait que je suis différent ? »
Le visage d'en l’entrebâillement de la porte, Juliette s’esclaffe :
« Oh Vincent, je t'ai juste demandé pourquoi tu as mis ce t.shirt, tu me fatigues avec tes auto-psychanalyses d'ado »
« Dégages merdeuse » répond y t-il en fermant la porte.
Une fois les politesses matinales avec sa sœur échangées, Vincent lu le mot qu'elle lui avait apporté, une note de leur parents, encore une fois absents. Vincent en a l'habitude, il est débrouillard. Après tant d'années seul, à s'occuper de lui et de sa sœur, il n'a plus peur de la solitude ni de l'abandon. Ça tombe bien. Vincent n'a pas mis le nez à la fenêtre, il n'a pas vu ce qui se passe dehors. Ce qui a commencé pendant qu'ils dormaient. Le sang, les corps qui s'entassent. La maison est trop loin de la rue pour qu'ils entendent les pleurs, les cris de désespoir, la rage de ceux qui en ont encore.
Alors qu'il descend vers la cuisine, on frappe à la porte, le laitier sûrement se dit le garçon. Il s'apprête à ouvrir lorsqu'il entrevoit une silhouette à travers le rideau. « Pourquoi le laitier sonnerait-il d'ailleurs ?» pense Vincent.
Bang bang, des coups de poings s'écrasent durement contre la porte. Vincent ne prend pas le temps de demander qui est là, il vient de voir Juliette debout dans la cuisine. Depuis la fenêtre au dessus de l’évier elle a vu la camionnette postée devant leur petit bout de jardin. Son index gauche devant sa bouche et la main droite levée devant elle, elle fixe son frère le visage blafard.
Vincent sait que ce ne sont pas des nazis à sa porte, mais il sait aussi que cette journée va être la plus longue de sa vie.
Devant sa porte, les militaires s'impatientent. Ils doivent vider le quartier dans la prochaine heure, pas de temps à perdre.
Vincent se baisse et file vers Juliette sans que les hommes dehors ne puissent le voir. Il prend la main de sa sœur et l’emmène vers la porte du jardin. Ils sont tous deux agiles et n'ont aucun mal à se faufiler discrètement vers les champs à l'arrière de la maison. Entre les herbes hautes, ils voient leur voisins se faire emmener, maison par maison dans les camions. Vincent n'avait jamais vu de morts. Maintenant, c'est fait. Monsieur Peterlabst a chanté l'hymne international. Il n'aura suffit que d'une balle pour le faire taire. Juliette cache son visage contre son frère. Elle regarde la scène qui se déroule devant elle comme on regarde un film d'horreur, une main devant les yeux pour savoir se qu'il se passe sans vraiment le voir. Vincent allume la radio sur le téléphone qui ne lâche jamais sa main. Le journaliste donne un nom à ce qu'il voit mais ne comprenait pas encore « putsch des militaires d’extrême droite». Le pays est sans dessus dessous, le président libérale a été tué pendant la nuit. A coup de fusil, les militaires ont pris les rennes du gouvernement. Depuis, ils font le tour des quartiers, karcher à la main. Vincent n'a aucun doute sur son sort et celui de sa sœur. Leur peau matte n'est pas tant dû au soleil qu'a un patrimoine génétique de plusieurs milliers d'années. « Chocolat » comme disait leur grand-mère. « Juliette, ne fais pas les yeux doux à ce garçon, on ne peut pas faire confiance aux noirs » avait-elle réprimandé. « Mais mamie, je suis noire aussi » avait répondue la jeune fille. « Non ma petite, tu es chocolat » avait expliqué la vieille femme. Vincent sourit au souvenir de cette soirée où ils s'étaient abrités de la neige au cinéma. Puis son visage s’aggrava, noir ou chocolat, ils ne sont pas les bienvenus aujourd'hui.
Vincent n'a toujours pas peur. L'adrénaline étouffe la peur et les herbes hautes les cachent. De là où ils sont, ils ont une bonne vue sur la rue en contre bas. Il a confiance en lui ; Juliette aussi. Mais on peut difficilement passer sa vie dans un champs et ils n'y finiraient sûrement pas la journée, Vincent le sait. « On doit aller plus loin » explique-t-il. « Où ? » s’inquiète Juliette, « tu crois pas que maman et papa vont revenir pour nous chercher ? » demande-t-elle. « Je ne crois pas qu'il le puisse, il ne vaut mieux pas compter sur eux », « encore une fois » pensa-t-il mais il ne dit rien. Juliette ne l'aurait pas toléré, elle leur fait toujours confiance. 
 A suivre...

20 April 2015

My Oasis

The music was blasting on the radio. Or maybe it was just a phone, I couldn't see. I could just hear some dance, marketing shit as I would call it. Inside Hozier was unsuccessful at covering the noise they would call good sound (gosh I sound old). When they walked away up the large pedestrian avenue, I felt relieved. My oasis was given back to me.
The trees on each side of the path, the banches where my neighbours sit to discuss the latest news and gossip, give a village feel to the concrete island. Most of the time, the laughter of kids slaloming between them rises up to my balcony.
A black and a red cat are sleeping on a car's roof. It's one of these red convertible with a fabric roof. With the sun shinning over it, the black fabric heats up nicely, giving them a safe and warm view point.We are Scientist are avoiding the subject of Science while I wonder about nature. At the back, the park is quiet. The trees haven't blossomed yet but their leaves are enough to give it a spring feeling. The flowers are coming out of my strawberry pots and the lavender is growing by the minute. I don't think there is a better thing to do than watching the colours reclaim their terrritory. Maybe because I'm a spring baby myself. Maybe because,we,human, like to know there is hope. What we should really learn is that nature has the power and should be respected as greater than us. No one else.
Turning back to the car, I can't help but laugh at the idea that someone would run to the cat's owners and shout "witch!" at them. What a silly past we have. Worst is, some people would still run up to a black person or a red hair and shout nonsense at them.
Anyway, I'm digressing. Point is, I'm fighting my fear, sitting on my balcony and enjoying the sun coming down on the estate. My oasis, for now.

Ôde à mon canapé

Oh ton touché sur ma peau
laisse une marque délébile.
La chaleur contre mon dos
réchauffe dans mes tripes la bile.
Mes jambes étendues sur les coussins
s'étirent vers le ciel.
Alors qu'au font de ma tisane
fond une goutte de miel.
Ôde au canapé, quelle folie vous riez?
Que nenni je vous répondrais!
Combien d'amants, d'amis, de frères vous on laissé
entre les bras de votre canapé vous comforter?
Quel amis plus fidéle que votre plaid?
Quel meilleur soutient que vos coussins?
Enfer ou Paradis n'attisent pas ma curiosité
Je serais pour l'éternité contenté
si un doux canapé m'attend de l'autre côté.

28 April 2014

Dave Fermann

Quatre tables et pas un sucrier.
-"Jasmine, pourquoi faut-il toujours que tu planques le sucre?" grogne Dave.
-"Parce que j'aime entre le soleil dans votre voix Mr Fermann" répond la jeune serveuse en souriant, "qu'est ce qui se passe ? On croirait que Jocelyne Bachelot vient de te demander en mariage".
Un léger sourire glisse sur le visage marbré de l'homme. Sa peau brune et ses yeux vifs en trompent beaucoup, les laissant sous-estimer son avancement sur l'échelle du temps.
-"Tu sais qu'une nouvelle planète a été découverte la semaine dernière? Pluton ils l'ont appelé. On découvre des nouvelles planètes comme de champignons en automne mais moi je peux pas trouver un sucrier dans ton café!" argue-t-il. Jasmine remue ses cheveux clairs en s'amusant. Elle fait tourner son tablier bleu vers le comptoir et récupère un petit pot blanc qu'elle pose devant lui.
-"Et la vrai raison de ton humeur oncle Dave?"
-"On m'envoye à Boudeville la semaine prochaine". Il ne lui en dira pas plus, elle ne posera pas d'autres questions.
-"Je garderai Sol ne t'inquiètes pas" le rassure-t-elle. Elle se dirige vers une autre table ou deux étudiants attendent de commander.
Dave ouvre le rapport annoté "Confidentiel" posé devant lui. Il l'a déjà lu plusieurs fois et quelque chose le perturbe. Non seulement il va devoir laisser Marc en charge de l'agence, il devra aussi faire le boulot d'un autre responsable dans un bled qu'il ne connait pas. Ça n'est pas la première fois. Autre chose le chiffonne. Il décide de faire confiance à son intuition et referme le dossier. Ses yeux font le tour du café à moitié rempli. Jasmine nettoie des tasses derrière le comptoir. Des dizaines de photos sont accrochées sur le mur. Des clients, la famille, des amis. Il remarque une photo prise alors qu'il l'avait emmené camper il y a quelques mois. Il est assis à la table du petit déjeuner, son journal à la main. A ses pieds, Sol guette avec espoir la nourriture qu'il aimerait chaparder.
-"Toi aussi tu aimes le camping, n'est-ce pas Sol?". Le chien allongé sous la table se redresse et glisse sa tête sous la main de son maitre qui le tapote doucement. "Ça ne sera pas long mon ami, on retourne camper bientôt promis". Dave fait un signe à Jasmin qui apporte l'addition. Il fixe les nombres plusieurs instants puis rouvre la section médicale du dossier. Le taux de sucre moyen des habitants de Boudeville est très en dessous de la moyenne nationale. Il tourne les pages du dossier mais aucune cause environnementale ne semble l'expliquer. "Il y a quelque chose de différent dans leur comportement" conclu-t-il. Ça ne suffit pas à expliquer qu’on lui demander d’aller surveiller Boudeville. Clairement, cette histoire de sucre ne s’arrête pas là. Dave masse le haut de son nez ou des lunettes marquent la plus part des hommes de son âge.
-"Mon cher Sol, voilà qui est de mauvaise augure pour mon café".



Et voici l'intitulé de l'exercise:
Le récit se passe dans une cafétéria  pendant la prohibition (1920-1933). Le personnage principal est âgé de  45 ans, il se nomme Dave Fermann, son activité principale: responsable d'une agence de surveillance. Il faut savoir que ce personnage  est intuitif et que son passe-temps favori est le camping sauvage avec son chien. Le thème principal de cette histoire est: Doit se rendre la semaine prochaine dans un village où les gens ont des comportements bizares.

22 February 2014

Happy New Year

Another year has ended, it's time to look back on 2013. Here are some of my "highlights".

My rugby shoes are on fire!
January:
Three touches. That's three left for a try. We need to score. I wish I could score for a change. Simon touches an Italian player. They start running backwards. Mathew throws himself between the lines and breaks them. He keeps running. I start running after him hoping the Italians won't catch up with us. We are reaching the line. Mat throws the ball at me and I crush it on the ground. Score!


February:
London in winter. Pedestrian hurrying from a door to another. Happy to leave the cold outside and enjoy the warmth of a pub. The big screens are out. It's the Six nations. At the end of the tournament, the Welsh are ecstatic. The French, bringing home the wooden spoon, are not. Italy is 4th in front of Ireland and France, that's something.

The devise I wore 3 months to keep my jaw in place
March:
They broke my jaw. They broke my jaw and now my guinea pigs are laughing at me. "Look at her cheeks" they say, "she's one of us now" would say Mitsu. "Like her stupid laugh wasn't enough" would add Tira.
I try to recognise myself in the mirror but I can't. The bandages I wear all around my swollen face make me look like an Easter egg. It doesn't hurt but I feel down. I wish I could hear reassuring words but there is no one here to tell me I'm beautiful. Only my mum and that's probably worst. 

 April:
"In the name of the Father, the Son and the Holy Spirit". The priest has just poured the water over the little boy's head. His blue eyes are piercing through the church's roof. We come out, say hello to a few late people and head to the beautiful mansion for tea. Children are playing around, some angels, some evils. My oldest friends are standing, talking, walking, drinking. I feel good around them. I worry for some of them, sometimes. The little boy finally goes to bed. It's already late on the clock and still so early in his life.

May:
Back in the game! The surgeon gave me the green light to play the tournament. After few months without exercising I'm not a great asset to the team but it's good to be back. I make up at the 3rd half. We win, we celebrate. Chairs are banging, drinks are flooding, songs are sung loudly and badly. We are winning the party.

June:
Happy birthday me. I fly to Brittany.  The land of our enemies and some of my best friends. I am a godmother again. Sea, sex and sun. 

Brittany - Baie de St Malo.
July:
Oh Normandy, you are my home country
In Normandy, we are very apple friendly
People are so jolly, we never feel chilly
I always feel comfy in the warmth of my family
Everybody loves Normandy,  it's the place to be happy

August:
Boat on the Riviera
Tourists tourists. Who wants a tourist?  5 euros for the red German! 5 euros for the drunk English! 5 euros for the over tanned Italian! 5 euros for the bling bling Russian! Come, they're all here on the Riviera, blocking your driveway, giving an excuse to your local bar to double their prices, creating a human wall between you and the sea, turning the shop owners into rude bouncers. Come in August on the Riviera, you'll love to hate it.

September: 
Satuday morning/ Afternoon: *excited* E la nave va. Week-end on the boat, yeeeaaahh! I love boats. Sea sick? No worries I never get sea sick!
Evening: *brainless* oups I forgot I do get migraines...well, that's was fun being alone on the top desk while the other are having fun inside...
Night: *zombie* it pours! Why is my pillow turning into a washing mitt? (I'm so out I don't realise the window over my head is not fully closed)
Morning/ Afternoon : *doutbfull* It's so windy, I still feel rough from last night. Will I survive this?
Evening: *confused* I'm off the boat, why do I still feel like I'm on the boat?
Monday: *masochist* Colleague "Did you have a good time on the boat?" Me "I did, I love boats!!"

Octobre:

My horse mate
The horse experience sounds very much like the boat revival: I love horse, let's go horse riding in the beautiful Mercantour. Oh my, the size of those teeth! *scared* Ouch sore bottom. Ok let's not walk too close to the edge *scared*. I shan't be scared, horses can feel that *not scared but not relaxed*. Ouch my arse is killing me I need to get off this horse. Once off: I love it! *masochist*

Once I can feel my bottom again, I sit in a plane and fly off to Stratford Upon Avon. Lovely to walk on Shakespeare's steps. Well his and his wife's, daughter's, son in law's, cousin's, the plumber's, the wife of the plumber's cousin. Hold on, whose house is that again? Has Shakespeare actually been here?

Bye bye rainy London, hello sunny Madrid (I know it's easy but so true...). It looks like the Spanish government has employed my friend in a plot to kill the French visitor by overfeeding them. You thought it couldn't be done? Well it can, and it was!



Novembre:
I knew going out with an Irish and a Kiwi would be dangerous. I'm hangover and tired. Sitting in a plane to Sydney. Oh Australia, so beautiful, so surprising and your inhabitants, so helpful and friendly.
The blue moutains, Uluru, Alice Springs, Cairns, the great barrier, the rain forest, the lava tubes, Gold Coast, Byron bay, Brisbane, Surfer's paradise, Sydney. What a trip!
I'll tell you more "soon".
Moreton Island

December:
Australians really understand how to live. I want to relax and simply enjoy the ride, forever.
But I won't live here. For better and worst I am European and couldn't live anywhere else.  It's time to go home.
A stop by the South of France just to be remembered that it will be never be my home but that's fine, I've just been told that I'm moving back to the UK. Hop in a train for a cold Christmas in Normandy. Do you want another beautiful poem about it?

27 October 2013

Psycho-cookies

Le vent bouscule sa frange qui ne cesse de retomber sur ses grands yeux bleus. Anna passe la main dans ses cheveux bruns pour les remettre en place.
- « Alors quoi de neuf?
- J'ai un piano à vendre.
- C'est tout ce que tu as de neuf?
- Non il est d'occasion.
- Grosse maline » s'amuse-t-elle « tu vas me raconter ton week-end oui! 
- Bof.
- Ah non pourquoi bof? Il te plaisait!
- Oui, mais, je ne sais pas, c'est dur à expliquer. Un truc qui cloche.
- Y a toujours un truc qui cloche, y a pas de mec parfait, faut pas rêver ma poule.
- Tu n’essayerais pas de m’annoncer l'arrivée de Pâques toi? Dis-moi plutôt comment était le tien ?
- On s'est engueulés. J'ai horreur de ça. Ça me met dans tous mes états. »
Emilie lève enfin les yeux sur son amie.
- « A propos de quoi?
- Des conneries. Mais on parlait de toi.
- Justement je préfère éviter.
- Menteuse, tu adores parler de toi. Craches le morceau. »
Elles sourient et reprennent une gorgée de thé chaud.
- « J'ai ressortit la cape d'invisibilité. 
- Ah merde! Toi et ta cape, ce n’est pas possible, t'es pas Batman!
- Mieux vaut une cape qu'une serpillère! » Sourit Emilie.
- « Ok un point pour toi. Mais faut que t'arrêtes de faire ça. Tu ne peux pas te rabaisser tout le temps.
- Tu ne te rabaisses pas toi peut-être? Dès que Jérôme fait un peu la gueule tu flippes et tu lui passes tout ».
Anna regarde une famille endimanchée qui passe près d’elles. Emilie les ignore et reprend un cookie.
- « C'est vrai. Je ne sais pas pourquoi j'ai peur de l'abandon. Pourtant on ne m’a jamais abandonné.
- Pas vraiment.
- Comment ça pas vraiment? » La voix d'Anne est teintée de surprise.
Emilie reste silencieuse un long instant. Anne la regarde, remet sa méche. Sa curiosité augmente.
- « Désolée j'avais un truc coincé entre les dents.
- Rhooo tu vas parler oui, comment ça pas vraiment? 
- On ne t’a pas vraiment abandonné mais tu as passé ton enfance à voir tes parents s'engueuler et claquer les portes. T'as le syndrome des enfants de divorcés sans avoir eu deux fois plus de cadeaux à Noel. Ils pensent toujours que leurs parents se séparent à cause d'eux. Qu'aucun ne voudra d'eux et qu'ils vont se retrouver en plan.
- Tu t'y connais en divorce toi maintenant?
- Non mais je te connais-toi » lance Emilie d'une voix douce.
- « Tu veux que je te dise pourquoi tu te dévalorise toujours?
- Je suis sure que tu as une petite idée.
- Tu vas me haïr.
- Pourquoi? Tu ne peux pas le dire gentiment.
- Si mais tu n'aimes pas Freud.
- Ah non tu ne vas pas me sortir le cliché Freudien! » Emilie, dépitée, tourne son regard noir vers une boutique au loin. Elle ne doit pas oublier d'y faire une course plus tard.
- « Réfléchit. Qui dans ton entourage, est passionné et a toujours fait passer sa passion avant toi? »
Emilie ne dit rien mais elle voit très bien à qui son amie fait référence.
- « Il m'énerve ce Freud.
- Ahah j'avais raison, tu nous fais un complexe d'œdipe.
- N'exagérons pas, je ne veux pas tuer ma mère » rétorque Emilie de sa voix fluette. « Bon, on fait quoi maintenant? C'est bien gentil les séances de psychanalyses et cookies mais à part nous rendre obèse, ça ne va pas faire grand-chose.
- Quand on sera obèse, on n’aura plus de problèmes de mecs, c'est peut-être une solution.
- Les obèses ont les mêmes problèmes.
- Merde, dans ce cas, la prochaine fois on se fait psycho-salade verte ».
Une sirène retentit au loin, un petit camion se gare de l'autre côté de la route. Les deux femmes règlent l'addition et se lèvent. 
- « Allez viens, je t'offre une glace. »

7 September 2013

La chasse au crocrodile




De nos jours beaucoup de célibataires utilisent des sites de rencontres.
Un gros problème se pose alors à elles: quoi dire dans l'annonce?
Si vous en mettez trop peu, ils se diront que vous n'avez rien d'intéressant à dire.
Si vous en dites trop, vous êtes désespérées.
Bien sur, il n'y a pas de solution miracle. Certains aiment les mystérieuses et les désespérées après tout.
 
Pour les plus audacieuses, voici la méthode Chandler Bing.
Elle vous permet de cacher votre ennui mortel sur ces sites par de l'humour.

Étape 1: Une phrase qui résume pourquoi vous passez vos soirées à regardez l'icon "Chat" clignoter.
Exemple: "Jeune fille dans son année de résurrection cherche bedmate."

Étape 2: Une fille sur un site de rencontre à la même espérance de vie qu'un Gnou dans une marre à crocodiles. Dès le départ, énoncez avec fermeté les espèces qui ne pourront pas vous croquer.
Exemple: "Sont exclus: les hommes ayant un sèche cheveux; une montre en or; une décapotable; un salon d'esthétique en numéro préféré ou portant leur pantalon en bas des fesses pour montrer leur caleçon CK".

Étape 3: Combien de fois avait vous entendu l'histoire de la personne qui va à un rendez-vous, le téléphone sonne, l'autre est là, mais en la voyant il fait demi-tour ? Pour éviter ça, casser les attentes.
Exemple: "Si vous aimez les petits seins et les gros fessiers, passez votre tour. Si vous aimez les blondes et les gymnastes, vous perdez votre temps".

Étape 4:  Et ce bedmate alors, il va vivre où? Enfilez votre cape d'agent de location (pas celle d'arnaqueuse. Elle se ressemble beaucoup faites attention) et décrivez votre nid d'amour.
Exemple: " L'appartement est un 45m2. Tout équipé. Place de parking négociable une semaine sur deux".

Étape 5: Profitez de la description pour éliminer encore quelques crocodiles.
Exemple : "Les murs s'effritent à l'écoute du Rap & RnB, l'écoute en est donc proscrite. Le latino doit être consommé à petite dose. Pas de contre indications pour la Pop/Electro/Jazz. Notez que les murs se régénèrent grâce au Rock anglais, une écoute régulière est donc obligatoire".

Étape 6: Rappelez les conseils d'hygiène.
Exemple: "Le lit n'est pas un king size; il faudra donc prévoir la pratique de positions permettant un gain d'espace, tout ceci, en restant couvert."

Étape 7: Je vous ai dis qu'il y en avait des centaines de crocodiles, virez-en encore!
Exemple: "La télévision est en mode VO alors si vous ne comprenez pas l'anglais ou ne savez pas lire les sous-titres; vous avez déjà perdu votre temps."

Étape 8: Comme tout contrat digne de ce nom, finissez par les règles de mise en vigueur.
Exemple: "La visite des amis/famille et autre Couch Surfers est autorisée en accord avec le planning. Loyer et période d'essai à négocier. Femme de ménage exclue".

Étape 9: L'impolitesse est le drame d'une 21ème siècle, finissez par une formule chaleureuse.
Exemple: " Cordialement."

2 September 2013

USA West coast road trip - Part 8 - La vie de Manouche

Une petite note en Français pour conclure ce road trip Américain. 
Partir trois semaines sur la route, c'est un budget (environ 2000 euros tout compris).  Pour s'y tenir, il nous arrivait d'être très imaginatifs. 
Voilà, un petit aperçu des grands moments où nous étions telles des manouches en vacances! 



1/La nourriture:
Restaurant ou fast food tous les jours c'est mauvais pour la santé et ça coûte cher. L'astuce: Acheter une glacière, faire ses courses au supermarché et faire des pique-niques. 
-Glacière = glaçons. La plus part des hôtels ont des frigos où vous pourrez refroidir votre pack de glace. Si, comme au Mirage de Las Vegas, vous ne pouvez pas utiliser le frigo, prenez un sac plastique et piquez les glaçons au distributeur dans le couloir. 
Si vous n'avez pas eu le temps de faire de course pour remplir la glacière, pas d'inquiétudes :
-Mettez un pantalon à grande poches et remplissez-les de la nourriture à disposition dans les petit-déjeuner/buffets à volonté des hôtels pour manger le midi ou même pour le petit dej du lendemain. Ex: bananes, yaourts, œufs dur, pancakes, céréales, muffins et confitures.
-Si vous allez au restaurant, en tant qu'Européen vous remarquez rapidement qu'une assiette peut nourrir votre famille pendant une semaine. Alors pour le repas du soir (généralement plus léger) commandez une assiette pour trois! La plus part des restaurants acceptent, quand vous leur faite votre mine d'Européen perdu. S'ils ne veulent pas, demandez-leur un doggy bag pour manger les restes lors de votre pique-nique du lendemain midi.
N'hésitez pas à vous servir généreusement de tout ce qui est à votre disposition sur la table tel qu'un grand bol de cacahuètes. Ça fera un encas pour les longs trajets en voiture.
-Les chambres d'hôtel ont souvent des bouilloires et donc du sucre et du café. Prenez-le, si ça ne vous sert pas au prochain hôtel, ça vous servira quand vous logerez chez un ami! (Car on peut voler les hôtels mais pas les amis, soyons raisonnable). 
-Quand on se réveille tôt pour voir le levé de soleil sur le Grand Canyon, on a vite faim et froid. L'idéal est donc d'aller petit-déjeuner au logde. Hélas, vous devez consommer. Qu’à cela ne tienne, prenez un café mais mangez discrètement le petit-déjeuner que vous avez piquer dans un hôtel la vieille. 
-A Mexican hat, le choix de restaurant est limité. Le restaurant du "village" est très cher alors alternativement, achetez à manger à la station-service. Si vous avez, comme nous, un micro-onde à l'hôtel, je vous conseille le fameux soupe/burger. Un classique!

2/Le linge:
Pendant un road-trip, se pose le problème des lessives. Si vous êtes comme les filles vous avez prévu pour environ une semaine vous avez de la marge. Si vous êtes comme moi et que vous avez eu si peur d'en prendre trop que vous n'avez rien pris, c'est un peu plus compliqué. 
-Heureusement les hôtels ont des lavabos et du savon. Et même dans un  grand hôtel de Las Vegas, vous pouvez laver vos dessous. 
-Pas envie de payer le sèche-linge? Transformez votre chambre en musée d'art contemporain. Une exposition sur la mode, le capitalisme et la montée de la Chine, ça fait toujours classe. Et tant pis si vous devez dormir avec des culottes accrochées à la tête du lit. 
-Si vous n'avez pas le temps pour le sèche-linge. Faite sécher vos fringues sur le tableau de bord! La voiture aussi peut être un musée itinérant.

3/Divers:
-Au final, tout ce qu'on trouve dans un hôtel est bon à prendre. A commencer, bien sûr, par le grand classique: le savon! Vous aurez une peau de serpent pendant trois semaines mais les produits pour la douche ça pèse lourd dans la valise alors il faut faire des sacrifices.
-Après un tour à Monument Valley et Mexican hat. Votre Dodge grise se transformera en tas de sable rouge. Vous ne trouvez pas de Lavomatic? Pas de soucis. Dans une station essence, prenez les raclettes gentiment mises à disposition pour laver les vitres et lavez toute la voiture avec. Votre voiture ne sera plus rouge mais elle aura beaucoup de marque de savon. Pas très joli, mais ça ira jusqu'à ce que trouviez enfin un Lavomatic à Los Angeles. 
-A Vegas, les dépenses sont nombreuses. Il se peut que vous ne trouviez pas la banque jumelée avec la vôtre qui diminue vos commissions. Heureusement, votre ami vivant à Los Angeles est venu vous voir pour le week-end. Prenez son argent. Mais n'oubliez pas de le rembourser quand vous arrivez à LA! 
-L'hôtel de Bryce à le wifi mais ça ne capte pas dans votre chambre? Caillez-vous les miches dehors, de nuit, assisses par terre devant la réception fermée, pour avoir une connexion.  La famille ça n’attend pas. 

Voici la fin de nos aventures. Un chapitre se termine. Un autre commence.
THE END
(Vraiment cette fois)